Weaving slides 
2009, série de seize photographies, impression inkjet, forex, plexiglas 100 x 100 cm


Vous ne voyez jamais un espace en un temps, mais toujours avec l’aide de la mémoire. Nous nous souvenons de ce qui est derrière nous, et l’espace se reconstruit par l’association de fragments. Si la perception de l’espace est liée au corps, ce projet photographique cherche à célébrer les affinités entre l’espace, la mémoire et la perception, et notre condition de rivaliser avec l’espace, à travers le montage de deux diapositives tissées entre elles.

Les villes sont arpentées tous les jours, et nourrissent une réflexion autour de la déambulation, et la création intrinsèque. Toutes les positions tenues par une ville admet une ressemblance avec le corps humain, chaque organe possède une fonction particulière, pour le bon fonctionnement du corps. Il en est de même pour la ville, qui elle vise à être complexe, hétérogène, diverse, et invite à la contemplation, à la rejouer, à saisir l’essence, les détails.

En outre, la diapositive est un support d’image et d’archivage, elle capture informations, lumière ou poésie. L’avancée des nouvelles technologies contraint le transfert des informations sur une série de supports, pour être toujours visible à ce jour. La dématérialisation des données numériques créée des objets invisibles, alors que le film analogique, a l’avantage d’être lisible, sans interface.

Bienal of photography of Cordoba